Jean Samuel Guisan | Le vaudois des terres noyées **

Jean Samuel Guisan
Le vaudois des terres noyées.  " Ingénieur à la Guiane française ", 1769-1791. **
Texte préfacé, introduit et annoté par Yannick Le Roux, Olivier Pavillon et Kristen Sarge, avec une contribution de Gilbert Coutaz, directeur des Archives cantonales vaudoises, et une postface d’Eunice Richards-Pilot, romancière. transcription du manuscrit par Olivier Pavillon, revue par Marianne Enckell. 

Coédition Éditions ibis rouge

2011 | 13.5 x 21 | cousu | ill. couleur  | 344 p.
ISBN 978-2-8290-0419-3
CHF 42.-  

 

En 1771, Jean Samuel Guisan (1740-1801), 29 ans, hydraulicien autodidacte natif d’Avenches en Suisse, débarque au Surinam hollandais sur invitation de son oncle. Il se fait rapidement remarquer par les autorités hollandaises qui souhaitent l’embaucher. Louis XVI enverra un haut fonctionnaire, Pierre-Victor Malouet, le convaincre de s’établir en «Guiane» française pour y développer les cultures des terres basses et marécageuses. Guisan mène une vie aventureuse dans cette colonie française où, protégé du ministre de la Marine, il se heurte bientôt aux inerties et aux prébendes locales inhérentes à l’Ancien Régime. Après avoir dressé la carte d’une partie de ce territoire, il réussit à créer un domaine royal modèle, sur des «terres noyées» qu’il rend à la culture par le système de poldérisation emprunté aux Hollandais. Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle prospérité pour cette colonie qui végétait jusqu’alors dans la culture des «terres hautes». Après un intermède en métropole où il s’occupera de l’aménagement du port de Rochefort, il reviendra à Avenches en 1791 suite aux remous de la Révolution. Dans ses «Mémoires», Guisan évoque les plus importants personnages du règne de Louis XVI qu’il a côtoyés; il décrit avec précision le régime colonial en Guyane aussi bien qu’au Surinam et détaille les techniques agraires qu’il introduit en Guyane. Il évoque aussi, avec une certaine humanité, le sort des esclaves; on sait d’ailleurs que, sur la fin de sa vie, il se déclara antiesclavagiste. Ce livre constitue la première édition complète et scientifique du récit de vie d’un homme remarquable, reconnu comme tel dès 1844 par la publication partielle qu’en avait donné Charles Eynard. Il restitue un parcours très riche, plein de rebondissements, lié aux grands soubresauts de l’histoire mondiale de l’époque, en France et en Amérique.


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