Collection bilingue

Leonardo Zanier | Libers di scugnî lâ/Libres de devoir partir/Liberi di dover partire Poèmes 1960-1962

Rut Plouda | Comme si de rien n'était/Sco sca nüglia nu füss

Francesco Micieli | Ich weiss nur, dass mein Vater grosse Hände hat / Je sais juste que mon père a de grosses mains

Nora Gomringer | Klimaforschung/Recherche climatique

Zsuzsanna Gahse / Logbuch - Livre de bord

Américo Ferrari | Figura para abolirse/Figure pour s'abolir suivi de La fête des fous/Fiesta de los locos Forteresse européenne et les réfugiés

Beat Christen | Leer réel

Arno Camenisch, Sez Ner

Erika Burkart | Langsamer Satz/Mouvement lent

Fabiano Alborghetti | Registro dei fragili / Registre des faibles

Leopoldo Lonati | Le parole che so / Les mots que je sais

Pierre Lepori, Qualunque sia il nome / Quel que soit le nom

Leonardo Zanier | Libers di scugnî lâ/Libres de devoir partir/Liberi di dover partire Poèmes 1960-1962

Leonardo Zanier
Libers di scugnî lâ/Libres de devoir partir/Liberi di dover partire Poèmes 1960-1962
Traduit de l’italien et du frioulan par daniel Colomar

Préface de Jean-Jacques Marchand

2005 | 151 p.
ISBN  978-2-8290-0319-6
CHF 27.- | € 18.-

 

 

 

Ce livre témoigne d'une réalité trop méconnue : il existe une littérature de l'immigration italienne dans le monde, une littérature de ces saisonniers qui trimballent à travers les frontières une valise dans laquelle ils ont enfermé leur espérance, sans autre héritage que la route toujours recommencée, qui ne rentrent au pays que pour mourir et transmettre la valise à des fils qui reprendront la route, désespérément. Leonardo Zanier a été l'un d'eux. Frioulan d'origine, il a travaillé comme saisonnier à Zurich. Doué intellectuellement, il a participé aux débats d'après mai 68, s'est engagé avec les syndicalistes et intellectuels italiens, pour travailler finalement à la formation professionnelle des travailleurs. On pourra faire tous les discours que l'on voudra sur l'immigration, aucun n'aura la force et l'intensité d'un poème de Zanier. Il faut lire ces vers chargés d'émotion, lourds d'une colère résignée et qui éclatent en révolte contre le ciel avec l'intensité de certains psaumes, pour comprendre la tristesse du départ, la solitude des époux séparés, la nostalgie du pays et la cruauté d'un système qui condamne un homme à « une vie qui n'est pas une vie, parce qu'elle n'est vécue que pour ne pas mourir ». L'édition présente les poèmes en frioulan, assortis d'une traduction italienne et de la très belle traduction française de Daniel Colomar.

Pierre Emonet

(choisir, février 2006)

Leonardo Zanier est né en 1935 à Maranzanis di Comeglians, un village de la région de la Carnia, dans la zone alpine du Frioul. Comme beaucoup de gens de cette région, il a travaillé davantage à l'étranger qu'en Italie. Il vit entre Rome et Zurich, et s'occupe de formation des migrants - il a été président jusqu'en 2004 de la Fondation ECAP. Dans les années 1970, il a été président de la Federazione delle Colonie Libere Italiane in Svizzera (FCLI), et a longtemps coordonné les projets de l'Union européenne contre la marginalité et l'exclusion. Il écrit des poèmes, essentiellement en frioulan, depuis 1960. Plusieurs de ses recueils ont été mis en musique et traduits dans les principales langues européennes. Il publie des récits et de brefs essais dans des journaux italiens et suisses.


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