Stefan Keller | Le temps des fabriques

Stefan Keller
Le temps des fabriques
Des cadences à la décadence.  

Traduit de l’allemand par Ursula Gaillard. Préface de Sophie Pavillon.

2003 | 11.5 x 16.5 | relié | 192 p.
ISBN 978-2-8290-0293-9
CHF 30.- | € 20.-

 

 


Années trente. Deux décès. Un jeune tourneur, Emil Baumann, se tire une balle dans la tête. Parce que son contremaître le harcèle. Parce qu’il ne supporte pas le nouveau système de travail cadencé. Ses collègues entament aussitôt une grève. Puis l’entrepreneur et inventeur Hippolyt Saurer, élégant seigneur industriel possédant des filiales à Paris, à Madrid et à Vienne succombe à une opération des amygdales…
À partir de ces deux morts, Stefan Keller fait la chronique d’une petite ville de l’est de la Suisse. La ville s’appelle Arbon, les Rouges la dirigent. La fabrique s’appelle Saurer, ses camions sont légendaires. Le temps des fabriques est une histoire de l’industrie suisse et du mouvement ouvrier. Des diligences à moteur de l’époque des fondateurs aux camions-citernes Saurer des nazis. De la grande grève de 1918 au démantèlement de presque toutes les places de travail des années 1990. De la résistance d’un rédacteur contre les censeurs de la Deuxième Guerre mondiale à la « lutte défensive » des syndicats contre leurs collègues étrangers.

Stefan Keller, né en 1958 en Thurgovie, est historien et journaliste à la WochenZeitung (WoZ). Le temps des fabriques est son troisième grand reportage sur l’espace du lac de Constance. Ses ouvrages précédents ont connu un succès international. Stefan Keller a reçu le Prix zurichois des journalistes en 1990 et 1994, le Prix du journalisme du Land de Carinthie en 1990, une bourse de la fondation Hans Habe en 1998, ainsi que plusieurs autres distinctions.


Ursula Gaillard est écrivaine et traductrice. De Stefan Keller, elle a traduit Absence prolongée. Histoire d’une persécution et Délit d’humanité. L’affaire Grüninger, tous deux parus aux Éd. d’en bas.


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