Didier Leuenberger | Larmes sèches

Didier Leuenberger
Larmes sèches
 

2006 | 11.5 x 16.5 | relié | 143 p.
ISBN  978-2-8290-0326-4
CHF 27.- | € 17.-

 

 

 

 

Un Livre, c’est d’abord une histoire. Mais depuis sa création jusqu’à l’aboutissement de sa publication, une longue histoire, et pas des moindres, s’inscrit dans les mémoires. Ce livre, bien plus qu’aucun autre en est le témoin. Aussi, je tiens à remercier tous ceux qui ont soutenu ce projet depuis sa création jusqu’à ce jour. Ils se reconnaîtront. Je tiens à leur témoigner toute ma gratitude et à leur dire un immense Merci pour leur soutien et leur confiance en moi.
Peut-être que ce récit n’est qu’un livre de plus sur le sujet, penseront certains. Peut-être bien n’apportera-t-il pas grand-chose à la cause, ne changera certainement pas le monde, encore moins la façon de penser de bien des individus, mais à ce jour, dans un pays grand comme l’Espagne, cinquante-deux femmes sont mortes de violences conjugales en une année. Douze petits mois. La France suit de très près : tous les quatre jours, une femme meurt de la même façon. Et la Suisse n’est pas en reste. Plus de trois mille Suissesses sont violentées chaque année. En février 2006, quatre femmes ont succombé sous les coups de leur conjoint. Le coût de la violence domestique est estimé, puisqu’ils l’estiment, à près de 400 millions de francs par an. 80 milliards aux États-Unis. Où est le malaise ? Et je ne parlerai pas ici de pays aux mœurs plus dures et déloyales envers les femmes. Sur le plan mondial, plus de 700 millions de femmes ont été victimes d’actes de violence. Les Nations Unies estiment qu’entre 113 et 200 millions de femmes sont portées disparues dans le monde. Et enfin, et pour en finir avec ces chiffres donnant le vertige et démontrant l’ampleur du désastre, il a été noté que les femmes entre 15 et 44 ans ont plus de « chance » de mourir de violence masculine que de cancer, malaria, accidents réunis.
Toutes ces mamans tuées, des dizaines, des centaines, des milliers d’enfants orphelins de leur mère, de l’amour d’une mère. Tant de vies arrêtées subitement, accusant ce séisme sans comprendre, et jamais sans doute comprendra-t-on ces gestes regrettables. Comment ces enfants devront-ils interpréter ce geste, eux le fruit d’une soi-disant union. D’un couple, de ce qu’on appelait une famille ?
À eux tous, je dédie ce livre.

Didier Leuenberger
 

 


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