Henri Etienne | Des Chinois pour le canal de Panama. Correspondances 1886-1889

Coédition avec le groupe Ethno-Doc.

Correspondances 1886-1889

Correspondance préfacée et annotée par Laurent Tissot, professeur d’histoire à l’Université de Neuchâtel.

2014 | 13.5 x 21 | cousu | ill. n/b | 320 p.
ISBN 978-2-8290-0469-8
CHF 38.- | € 22.-

L’édition a été préparée par Gilbert Coutaz, Marianne Enckell, Denise Francillon et Geneviève Heller, du Groupe Ethno-Doc, avec Laurent Tissot et la collaboration de Christophe Koenig.

Un jeune ingénieur neuchâtelois, Henri Etienne (1862-1927), est engagé par la Compagnie créée par Ferdinand de Lesseps pour le percement du canal de Panama. Il devra surveiller les commandes de machines. Après avoir fait ses preuves aux Etats-Unis, il se voit confier une mission secrète : recruter des ouvriers chinois pour creuser le canal. Les lettres qu’il envoie à sa famille entre 1886 et 1889 racontent à demi-mot cette entreprise clandestine ; elles l’aident à faire comprendre aux siens le monde qu’il parcourt en mer et sur terre.

« C’est un peu jeune pour se mêler d’affaires pareilles et un peu d’expériences, de moustache et quelques ans de plus ne nuiraient point à votre fi ls pour aller chinoiser en Californie, et de là traverser le Pacifique océan. »

« Nos Chinois commencent à arriver et les difficultés aussi ; le Chinois qui nous les fournit est un carottier de la plus belle espèce de sorte que nous avons fort à faire pour ne pas nous faire mettre dedans par ce fils du ciel. […] J’ai fait débarquer les mille cent hommes que nous avions rassemblés. Voilà donc nos deux mois d’efforts anéantis et une certaine somme d’argent dépensée en pure perte. »

Né aux Brenets, Henri Etienne (1862-1927) qui accédera en 1921 à la tête du Bureau de l’Union télégraphique internationale, est engagé en 1886 par la compagnie créée par Ferdinand de Lesseps pour surveiller les commandes de machines. Après avoir fait ses preuves aux Etats-Unis, il se voit confier une mission secrète : recruter des ouvriers chinois pour creuser le canal de Panama. Les lettres (aujourd’hui conservées par ses descendants) qu’il envoie à sa famille entre 1886 et 1889 racontent à demi-mot cette entreprise clandestine ; elles l’aident à faire comprendre aux siens le monde qu’il parcourt en mer et sur terre.

Panama, un canal au défi avec Laurent Tissot - Geopolitis - RTS 25.06.2017


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